Couloir nord de la Rouya

Couloir nord Rouya - Max se gave!

Après notre petit tour à la crête de Reychard deux jours plus tôt, une belle opportunité s’ouvre aujourd’hui pour monter un peu plus haut dans la montagne. La belle journée d’hier a permis à la montagne de se libérer de ses excédents de neige et la gravité a soigneusement fait son travail de purge… Bref même si la plus grande vigilance est de mise, le niveau d’alerte s’est quand même abaissé depuis lundi…

Aujourd’hui nous jouons encore avec les remontées mécaniques, mais à Pelvoux cette fois… C’est que nous avons tous les deux une progéniture à faire skier l’après midi alors une petite assistance mécanique n’est pas de refus pour mener de front nos envies de montagne et d’harmonie familiale! Ca tombe bien, Pelvoux fait partit de ces endroits où combiner les deux est largement possible!

En quelques minutes, nous voilà à pied d’oeuvre sur la magnifique crête du Chastellet qui mène vers la Blanche. La dernière chute de neige a encore copieusement plâtré la montagne. Les corniches sont opulentes. La Croix du Chastellet, peine à faire surface… pas si mal pour une mi mars!

Couloir nord Rouya - max à la montée

Couloir nord Rouya - Loin là bas

Couloir nord Rouya - La croix prend cher cette année

Couloir nord Rouya - Corniche

Couloir nord Rouya - Loin au dessus de la vallée

Couloir nord Rouya - Ca fait peur

En cours de montée je commence à me demander si on ne pourrait pas aller fureter du côté nord de la Rouya et son célèbre couloir… une idée comme ça qui mérite d’être creusée… non pas que les combes vierges de la Blanche ne fasse pas envie mais ça pourrait être l’occasion pour Max de découvrir les joies de la pente raide. Petit conciliabule devant le Pelvoux et nous décidons d’aller mettre le nez de l’autre côté de la crête sommitale, voir ce que nous raconte la face nord de la Rouya. Certains diront qu’aller voir c’est déjà y aller… Mais ici il est très facile de faire demi-tour et de basculer sur les plus tranquilles combes de la Blanche. Nous y allons donc sans pression et sans impératif!

Comme Max n’est pas coutumier de ce genre de pratique, je souhaite qu’il juge également par lui même de son envie d’aller là dedans, risque mis à part!

Couloir nord Rouya - la Blanche en plein traçage

Couloir nord Rouya - Allez c'est pas dégueu là!

Couloir nord Rouya - Pelvoux

Premiers virages avant le couloir

Le bas du couloir a déjà bien purgé la veille et le haut est totalement immaculé et Alaskaïen! Dans ce couloir relativement étroit et parcouru, le risque de plaque est modéré mais il faut quand même garder un oeil sur les contrepentes et ne pas s’arrêter n’importe où.

Couloir nord Rouya - Couloir immaculé

Max malgré une saine appréhension est bien tenté par l’affaire. De mon côté, ça me paraît raisonnable de s’y engager. Banco!

Couloir nord Rouya - Entrée du couloir!

L’étroiture n’est plus si étroite…

Couloir nord Rouya - L'étroiture vue d'en haut

Couloir nord Rouya - Etroiture

Et en bas c’est la grande poudrerie… à part quelques courtes zones purgées, c’est du grand art! On s’en donne à cœur joie!

Couloir nord Rouya - Et bim

Couloir nord Rouya - Premier couloir pour Max

Afin d’éviter le grand champ de boule en bas du couloir, je décide de prendre « l’échappatoire » à mi couloir pour rejoindre les pentes du vallon de Clapouse moyennant une traversée et 5 minutes de remontée à peau… bonne option! Nous troquons les boules contre de la poudre parfaite! Petite originalité du jour : nous skions sur 100m de dénivelé deux zones de poudre large de 2m épargnées des purges de la veille. Pas large, mais dément!

Couloir nord Rouya - bande de poudreuse épargnée

Grand champ de poudre vite avalé en dessous, pas facile de s’arrêter pour prendre une photo!

Couloir nord Rouya - Très très bon dans le vallon de Clapouse

Et jusqu’à Ailefroide on fait du très bon ski… avant un retour pépère vers Pelvoux juste à temps pour récupérer nos mini-rider! Parfait!

Couloir nord Rouya - Jusqu'en bas c'est tout bon!

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