Raid à ski dans le massif du Queyras

Raid ski massif du Queyras- initiation ski randonnee

Avec des photos, on peut raconter une histoire tout à fait différente de la réalité. On peut faire croire au beau temps permanent par exemple… Mais ce week-end là, je ne vais pas tricher: le ciel était gris, il était blanc, il était gris-blanc, il fut peu de fois bleu et ensoleillé, c’est sûr! Mais voyons les cotés positifs: économie de crème solaire, absence de marque de bronzage ridicule du skieur, Grande Solitude assurée dans la montagne, durée de la descente multipliée par X selon le degré de visibilité… bref c’est Génial au point que je me demande maintenant pourquoi nous skions si souvent sous le ciel bleu et le soleil? 

Après les éclaircies du premier jour, en montant en ski de randonnée au col du longet, dans le massif du Queyras, nous décidâmes d’un commun accord de mettre en place une petite tempête de neige dans la montagne, histoire de voir comment nous nous en sortirons. On est joueur nous, pas comme tous ces montagnards et skieurs d’opérettes qui ne sortent que sous les rayons du soleil! La descente fut un véritable délice blanc, celui qui vous enveloppe si bien que vous ne savez plus vous-même si vous êtes en train de monter ou de descendre, si il y a un trou ou une corniche qui vous barre le chemin… bref, trop Génial! Le genre de descente qui ne se laisse pas oublier comme ça, même après quelques bières au refuge de la Blanche. 

Voici aussi l’intérêt de la tempête de neige: celui d’apprécier au plus haut point la présence d’un refuge chaleureux, cette sensation si agréable de rentrer dans un petit nid douillé, de se coller au poêle ronronnant, de sortir un vieux milles bornes et un trivial poursuite en sirotant une mousse, de se raconter des histoires en regardant la neige tomber dehors… le monde, la ville paraissent si loin dans ces moments! 

 

Le lendemain, l’équipe est sur pied tôt le matin pour profiter des larges éclaircies prévues par le Madame Météo France. En observant le ciel matinal, je vois sur tous les visages cette sorte d’interrogation collective: »Larges éclaircies », c’est quoi au fait? A partir de quand pouvons-nous parler d’éclaircies? Lorsqu’il y a un intervalle de plus d’une demi-seconde entre 8 flocons de neige? Alors oui, c’était parfois le grand beau temps même!

Mise à part Jean Jacques qui fut privé de sommet ce jour là en raison d’une déchirure musculaire, nous sommes tous partant pour un périple vers la dent rocheuse du rouchon. C’est un bon cap difficilement ratable, même dans le jour très blanc! Au col entre le Rouchon et le sommet des Sagnes longues, l’éclaircie bas son plein… il neige à gros flocons! Pour nous autres quémandeurs de tempêtes c’est donc le bonheur absolu! La descente en versant Nord dans le vallon de Clausis est une vrai merveille crémeuse. Les skis tournent tout seul, les skieurs s’extasient et le soleil n’est pas loin, on y voit presque comme en plein jour! A une prochaine l’équipe!

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